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Une histoire de tableau perdu…

J’ai reçu ce texte (Magazine Miroir de l’Art – 13 décembre 2011).
Je vous le livre tel quel !

C’est une histoire rapportée par L’Echo du Pas-de-Calais du mois d’octobre. Une histoire qui pose question à tous les amateurs d’art, et plus particulièrement d’art contemporain, et qui aurait pu à mon sens advenir dans n’importe quel département français.

A Rouvroy (près de Lens, dans le Pas-de-Calais), dans le hall de l’école Elsa-Triolet, trônait depuis trente ans une peinture mettant en scène des manifestants, ou plus exactement des silhouettes de manifestants, tons rouges et noirs. Une peinture de 2 m sur 1m80 dont personne ne se souciait, qui s’était fondue dans le décor, au point que des dessins d’enfants y étaient punaisés et la recouvrait partiellement. Une œuvre oubliée…

Une histoire de tableau perdu... dans Art hommesrouges-300x216

Les hommes rouges (Henri Cueco)

Or, un beau jour, le tableau se trouva exilé dans un local annexe, menacé d’une mise au rebut, d’une fin de carrière à la décharge.

Fort heureusement, le responsable communication de la ville, lui-même plasticien, Richard Marciniak, s’émut de cette déchéance. Reconnaissant dans le tableau en question une œuvre de la série « Les hommes rouges » réalisée par Henri Cueco (voir Miroir de l’Art n°20), dans les années 60 et 70, il en avertit derechef le service ad hoc et permit que le tableau fût sauvé. Un beau réflexe : ce tableau qui avait dû couter, à l’époque de son acquisition, entre 7000 et 9000 francs, est estimé aujourd’hui aux alentours de 60000 euros… Depuis, juste réhabilitation, il bénéficie d’un nouvel emplacement, dans la grande salle du conseil municipal.

Ce n’est pas tant pour mettre en relief le fait que certaines œuvres (pas toutes !) prennent de la valeur au fil du temps que j’ai souhaité évoquer l’anecdote. Mais plutôt de ce que certaines œuvres (pas toutes, fort heureusement !) disparaissent sans personne pour s’en émouvoir, dans l’indifférence la plus totale. Vous ne me croyez pas ? Vous pensez que j’exagère ? C’est pourtant une triste réalité. La dispersion des ateliers d’artistes en est une illustration tragique. Quand un artiste disparait, que croyez-vous qu’il advienne de ses œuvres, celles qu’il a jalousement conservées dans son atelier, refusant de les vendre ? Eh bien, dans un certain nombre de cas, difficilement quantifiable vous en conviendrez, ces œuvres sont tout bonnement détruites. La famille de l’artiste disparu ne pouvant assumer l’héritage matériel garde ce qu’elle peut, jusqu’à un certain point… En général l’atelier est revendu, les œuvres sont conservées quelque temps puis dispersées aux quatre vents. Il y a ainsi dans notre beau pays des artistes qui disparaissent totalement du paysage, d’autant plus facilement qu’ils ont vécu trop peu de temps.

Qui s’en soucie aujourd’hui ? Oh, je sais qu’il y a des choses plus graves en ce bas monde, et l’art, comme le pensent tant de nos contemporains, n’est pas une priorité. Parlez-moi d’inflation, d’économie, de gestion des coûts, de réduction du personnel, de chômage, de toutes ces choses concrètes qui nous gouvernent. Ne me parlez pas de culture, de peinture, de sculpture, de littérature. Ne me parlez pas d’œuvres dont nul ne sait juger de la qualité.

La qualité. Juger de la qualité d’une œuvre, c’est bien là le souci : si l’on avait véritablement conscience de la valeur artistique de la production d’un artiste, la laisserait-on disparaître ? Evidemment non. Or à notre époque, et dans une proportion indécente, les œuvres de certains de nos contemporains, même gratifiés par telle ou telle grande institution d’un premier prix (ou d’un second !), finissent à la décharge… Moralité : ne jetez rien, ouvrez l’œil, et refusez de voir disparaître les peintures d’un voisin trop tôt emporté ou celles d’un ami talentueux mais découragé par son persistant anonymat !

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Faites le test

Comme je vais être grand-père dans pas longtemps, je m’intéresse à des sujets où le bébé est au premier plan. J’ai retrouvé dans une revue à laquelle je suis abonné (Pratiques de Santé N° 104) ce texte édifiant sur les micro-ondes. Je vous le livre tel quel.

Avez-vous un four à micro-ondes ? (comme tout le monde…)

Un jour qu’un ami est entré dans la cuisine d’un de ses clients pour boire un café que l’on réchauffa dans le four à micro-ondes, il se sentit intérieurement stressé, avec la tête comme dans un étau. Comme il en fit part à ses hôtes, ceux-ci lui confièrent qu’ils avaient depuis des mois de plus en plus mal à la tête pendant leurs repas et qu’ils se demandaient bien à quoi l’attribuer. Mon ami proposa de placer dans le four – bien sûr éteint – son téléphone portable et demanda qu’on l’appelle à partir du téléphone fixe. Sitôt dit sitôt fait, le portable sonna allègrement dans le four, ce qui n’aurait pas dû se faire puisqu’un four à micro-ondes doit être par principe une stricte cage de Faraday pour la sécurité même des utilisateurs. Ce four fuyait donc comme une passoire, cuisant à petit feu tout ceux qui s’en approchaient. À chacun de faire ce test simple.

Mais le mieux est quand même de jeter aux ordures cet engin de malheur (ou de l’offrir à quelqu’un que vous n’aimez pas). Rappelez-vous que la pièce maîtresse en est le klystron, issu des radars et qui est calé sur 2,4 gigahertz, la fréquence propre de la molécule d’eau, à savoir qu’un produit sec ne chauffe pas dans un micro-ondes. Le problème réside dans la violence du principe qui détruit tout ce qui a une vie (enzymes, vitamines, etc.) et qui, en plus de délivrer un aliment mort, génère des produits de transformation toxiques endommageant gravement à la longue les intestins.

Alors que la congélation n’est pas vraiment un problème majeur puisqu’elle existe dans la nature, le passage délicat réside dans la décongélation, qui doit être, comme dans la nature, très progressive. Mettre un produit congelé au four à micro-ondes entraîne une véritable déflagration cellulaire des aliments, réduisant ceux-ci en une bouillie chimique. Et tant pis pour les gens pressés cédant à la séduction de la facilité. Et tant pis pour les gamins, et surtout les bébés, plombés dès le départ avec un lait déjà détruit par la pasteurisation, et qui n’a plus rien du lait à la sortie de cette machine infernale.

Michel Dogna

Ca fait peur, non ? Heureusement, je n’ai pas de micro-ondes. Ouf !

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