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Le triple scandale de la rue Bournazel

Le quartier chic du Mont Boron, à Nice. Rue Henri de Bournazel…

Les villas et les immeubles sont cossues et bien gardées…
Il y a, dans les jardins, quelques vieux arbres respectables,
des oliviers centenaires, des cyprès qui ne sont guère moins âgés…
Il en existe aussi au bord de la rue, mais, ceux-là gênent plus qu’autre chose.
Les promoteurs les ont gardés par obligation.
Qu’à cela ne tienne : on va les faire crever… puis les couper,
et bientôt les raser pour faire place nette !
Que peut la Nature contre le fric et le béton ? Premier scandale.
La rue est aujoud’hui une impasse : l’allée de la palmeraie
qui permettait de rejoindre l’avenue Urbain Bosio est fermée.
Le promoteur a clos l’espace en s’accaparant la voie,
et tout cela dans le plus grand silence
et l’approbation des riverains.  Deuxième scandale.
Il existe un escalier qui permet de descendre ou monter
entre le boulevard du Mont Boron et le boulevard Carnot.
Plus personne ne l’emprunte, voiture oblige.
Il n’y avait que les promeneurs courageux et curieux qui passaient par là.
Mais c’est fini car l’escalier est bouclé par des grilles fermées à clé.
Par qui ? Pourquoi ? Nul ne le sait.
Vous verrez qu’un jour les riverains de cet immense  escalier
vont récupérer l’espace à leur profit. Troisième scandale.

olivier mort

Tronc d’olivier mort de la rue Bournazel (photo FB)
cyprès mort

Tronc de cyprès mort de la rue Bournazel (photo FB)
olivier

Combien de temps reste-t-il à vivre à cet olivier de la rue Bournazel ? (photo FB)

.
 

Figues et figuier

La feuille de figuier recouvre ta toison
Comme jadis pour Eve.
La luxure envahit ton âme et ta raison ;
Tu ne dis jamais non au plaisir qui t’achève.

 

Voici des fruits nouveaux, juteux et palpitants,
Pour ta bouche gourmande.
Oui, mais tes préférés sont les seins consentants
Et le cul rebondi de ta nièce normande.

 

Amédée Laujon (1724 – 1799)

 

Filles nues

 

Bas-relief au jardin botanique Handbury (photo FB)

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La mort d’un olivier

Il bruinait froidement ce jeudi dix janvier
Quand de tristes pébrons scièrent l’olivier
Qui poussait là, probablement depuis des lustres.
Au nom du Pèze, au nom du Fric, des hommes frustres
Ont rasé le vieil arbre : adieu, beau compagnon,
Tué, sans jugement, au nom du dieu Pognon !
Ah Dieu que j’aimerais qu’une sainte vérole
Rongeât de ces jobards la petite bricole !

Tex Rafubronck (Diatribe, 2008)

olivier.jpg

Photo TF, Dans une propriété de Nice est

.
 

Vivent les arbres

Mon fifre éclatait sous ta lèvre
Comme une figue de juillet.
La plume au vent qu’on taille en rêve
Peut aussi bien me foudroyer.
Ô la douceur qui nous achève…
Benjamin Gerbier (1769-1814)

Ficus carica
Dessin de Cécile Berthoux in Histoires d’arbres (Editions « Pourquoi viens-tu si tard ? »)

.
 

Vivent les arbres

L’hiver a tout couvert de glace et de silence
Et l’air se fait patience, et lourd comme une absence.
Comme il est bel et bon ce chêne sous la neige !
Que n’ai-je son maintien ? Sa prestance, ah que n’ai-je ?

Pierre De Cornu (1558-1622)

chne.jpg

Photo : Chantal Giraud, Chêne à Manosque

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